LE FRAC + 

Salle Jean-François Taddei

  1. Spencer Finch

    Between the moon and the sea
    jusqu'au 30 mai 2010
  2. spencer-finch
    Spencer Finch
  3. commentaire Souvent comparé, à juste titre, par les critiques à un « magicien des temps modernes » ou à un alchimiste, Spencer Finch sonde les mécanismes et les mystères de la perception.

    Le soleil tient une place centrale dans l’œuvre de Spencer Finch. Comme beaucoup de peintres et de scientifiques avant lui – Monet, Turner ou encore Newton – il est fasciné par la lumière et par les couleurs qu’elle révèle. Ses pièces convoquent l’histoire en revenant sur les traces de personnages célèbres, maîtres à penser pareillement traversés par les expressions évanescentes de la nature et par la volonté d’en saisir l’essence. « Une grande partie de mon travail consiste à voir ce que d’autres personnes ont vu à un endroit et à un instant différent »*. Les poètes, philosophes et naturalistes qui habitent son panthéon sont à l’image de son art, entretenant un balancement perpétuel entre logique et poétique.
    L’artiste américain s’aventure également sur des sites de référence : le Grand Canyon, Ok Coral, ou encore Giverny. En représentant ces paysages pittoresques chargés, chacun à leur façon, d’une valeur mythique, il met en travail l’écart entre la perception individuelle et l’imagination populaire. Pour Sunset (Sunset in My Motel Room, Monument Valley, January 26, 2007, 5:36-6:06 pm), Finch a relevé l’intensité du soleil couchant sur le mur de sa chambre d’hôtel. Cherchant à recréer cette atmosphère, la pièce combine une série de captures du film de John Ford, The searcher (1956), présentée sur moniteurs, face à un mur. Les extraits, unifiés par la réverbération, diffusent dans l’obscurité de l’espace d’exposition une lumière éthérée aux couleurs changeantes.
    Même lorsqu’elle se réfère à de tels clichés, l’œuvre de Spencer Finch pointe avec force l’extrême capacité de notre corps et de nos yeux à saisir le merveilleux du monde qui nous entoure.

    *Traduit de Profile : Spencer Finch, interview par Gillian Serisier, Artist Profile, August 2009
  4. Mur peint
  5. FLASH danse, vidéo et son‏
    Dimanche 9 mai de 15h à 18h
  6. dominique-blais
    vue de l’exposition de Dominique Blais, L’Ellipse. Cliché Marc Domage
  7. commentaire le Frac des Pays de la Loire propose le 9 mai de 15h à 18h un programme de danse, son et vidéo dans et autour des expositions de Spencer Finch, Neal Beggs et Dominique Blais.

    FLASH SONORE : EMMANUELLE GIBELLO
    Dominique Blais invite Emmanuelle Gibello pour une création sonore, Love is a chaotic loop. Interprétation : Emmanuelle Gibello et Mathias Delplanque.
    Cet événement est proposé en partenariat avec HUB, dans le cadre du cycle Modulation(s).

    FLASH DANSE : Performances
    Agnieszka Ryszkiewicz, Michelle Mourra, Meri Otoshi, Emilie Sri Hartati Combet, Yaïr Barelli, Mohamad Abbasi
    Cet événement est proposé dans le cadre d’un partenariat entre le Frac, et le Centre national de danse contemporaine Angers avec les étudiants de la formation ESSAIS de l’Ecole supérieure du CNDC.

    FLASH VIDÉO : DOMINIQUE BLAIS
    Dominique Blais propose un «portrait» du trompettiste Gordon Allen qui met en lumière un ensemble de paramètres (l’instrumentation, la gestuelle, l’interprétation, l’appropriation de l’instrument, la performance, le rythme, le son, le silence) au travers du prisme de la caméra.
  8. A venir :

Salle Mario Toran

  1. Dominique Blais

    L'Ellipse
    jusqu'au 30 mai 2010
  2. dominique-blais
    Dominique Blais, Les Machines Orphelines, 2008
  3. commentaire Installation sonore en collaboration avec le Collectif HUB

    À la rencontre des arts plastiques et sonores, l’œuvre de Dominique Blais explore les frontières des perceptions visuelles et auditives. Ses dispositifs et installations établissent des scénarios où se conjuguent visible et invisible, audible et inaudible, en rassemblant un éventail de médiums et d’objets variés.

    Le travail de Dominique Blais entretient un rapport au son, qui sans être exclusif, en fait un élément prépondérant. D’une pièce à l’autre, il révèle à notre conscience des sons non amplifiés, captifs de l’appareil qui les produit, de légers bruits habitant le silence ou des fréquences imperceptibles à l’oreille humaine.
    Outre le son, l’œuvre Dominique Blais se concentre sur les notions d’énergie et de flux. Instruments de musiques, platines, baies de sonorisation, câbles électriques ou encore néons y sont manipulés, désarticulés et proposés à de nouveaux usages. Captivé par la technologie qu’il emploie, l’artiste déjoue les évidences et les systématismes de nos expériences ordinaires. Il attire notre attention sur les propriétés non exploitées des objets qui nous entourent, ainsi que sur des parts insoupçonnées de notre environnement. Son goût pour l’expérimentation, le bricolage et l’épure, confèrent aux pièces une présence sculpturale hybride mêlant la rusticité du low-tech à une certaine élégance minimale.
    Multiple, le travail de l’artiste puise ses références dans des champs variés. Il évoque aussi bien l’œuvre pionnière de John Cage, l’humour et les détournements de Christian Marclay que les mythes de la culture populaire comme dans la vidéo Burning Mrs O’leary’s Cow (2006) inspirée du célèbre morceaux de Brian Wilson, chanteur des Beach Boys. D’autres pièces, comme Psycho 3 (2005), croisement de Psycho d’Alfred Hitchcock et de son remake par Gust Van Sant, entreprennent des incursions dans des champs plus inhabituels et confirment l’habileté de l’artiste à combiner différents médias et domaines esthétiques.
  1. Neal Beggs

    If Muhammad
    à partir du 19 mars 2010

  2. Neal Beggs
  3. commentaire On s’accorde généralement à dire que ce qui caractérise l’œuvre singulière réside dans son ou ses point(s) d’origine. Mais des divergences subsistent quant à la nécessité ou non de connaître ces « points » afin de comprendre, d’apprécier et de profiter de l’œuvre. Comme beaucoup, je ne le pense pas. Une œuvre réussie fonde son origine singulière, réelle ou non, et la transmet sans faire appel à aucun texte. Mais cela ne signifie pas que quelques informations sur le contexte ne soient pas utiles. Cela peut poser problème quand ces informations sont considérées comme l’unique signification de l’œuvre, ou comme le principal discours revendiqué par l’œuvre : « On risque, en ouvrant une porte, d’en fermer plusieurs autres. » Voilà pourquoi, if muhammad ne devrait pas être envisagé du seul point de vue du proverbe dont il procède. Le lien entre les deux est réel, mais non pas linéaire. Il s’agit plutôt d’un « saut » ou d’une série d’hyperliens spontanés en passe de résoudre un problème plastique à l’écho tenace et persistant... « Si la montagne ne va pas à Mahomet, Mahomet ira à la montagne » – qui contrairement à la croyance populaire ne provient pas du Coran, mais d’une légende.

    lire la suite du texte de Neal Beggs ici
  1. Le Sourire du Chat
    (Opus 2)

    du 2 juillet au 25 octobre 2010
    vernissage jeudi 1er juillet à 18h30

 + 

  1. Michaël Sellam

    Préliminaires
    du 6 au 28 mai 2010
    vernissage jeudi 6 mai à 18h30
  2. michael-sellam
  3. Exposition dans le cadre du projet de recherche plugin.
  1. Parution

    + de réalité
  2. plus-de-realite
  3. commentaire Publication du Groupe de recherche Abstractions de l’école supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole.
    + de réalité présente le travail du groupe de recherche Abstractions de l’école supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole  et constitue la suite de l’exposition éponyme qui s’est tenue au Hangar à Bananes, à Nantes, en 2008.

    Depuis 2006, les six artistes – Erwan Ballan, Nicolas Chardon, Jean-Gabriel Coignet, Claire-Jeanne Jézéquel, Pierre Mabille et Véronique Verstraete –  interrogent le territoire abstrait en multipliant par six les entrées possibles et les points de vue sur une question commune.
    Au travers de conversations, de notes personnelles, de carnets d’atelier et de photographies de l’exposition,  + de réalité prolonge ce travail de réflexion et affirme la pensée des artistes, révélant ainsi la singularité  de leur recherche artistique.
    Plus proche de la réalité de l’œuvre et de son processus que du discours critique ou historique,  l’ouvrage restitue la dynamique de l’exposition et déploie une iconographie foisonnante autour des cent œuvres des soixante artistes invités.

    Auteurs : Erwan Ballan, Nicolas Chardon, Jean-Gabriel Coignet, Claire-Jeanne Jézéquel, Pierre Mabille, Véronique Verstraete
    Textes et contributions : Cécile Bart, Pierre Buraglio, Blandine Chavanne, Emmanuelle Cherel, Sylvie Fanchon, Susanna Fritscher, Julien Fronsacq,  Pierre-Jean Galdin, Shirley Jaffe, Zilvinas Kempinas, Laura Lamiel, Jean Lauxerois, Sarah Miller, Richard Monnier, Miquel Mont,  François Morellet, Olivier Nerry, Gyan Panchal, François Perrodin, Philippe Richard, Peter Soriano, Mai Tran, Michel Verjux, Claude Viallat
    Design graphique : Yann Rondeau

    256 pages (ill. coul.), édition française, english extracts,21 x 27 cm (broché), ISBN : 978-2-916067-36-0, 25 euros

    Diffusion : Les presses du réel, Dijon, tel. +33 (0)3 80 30 75 23, www.lespressesdureel.com

MUSEE des BEAUX ARTS de Nantes + 

Salle Blanche

  1. Étienne BOSSUT

    Nicole
    jusqu'au 9 mai 2010
  2. etienne-bossut
    Étienne Bossut, Esquisse pour le projet Nicole [détail], 2009
  3. commentaire Depuis la fn des années 1970, Étienne Bossut met au centre de son travail artistique un mode de production ancestral de la sculpture, celui du moulage, mais reformulé et déplacé.
    En effet, de simple processus de fabrication, la technique devient le support d’une réfexion plus globale sur l’art et la sculpture. Ainsi, des objets du quotidien ou du monde de l’art sont moulés dans du polyester coloré — bidons, voitures, skis ou peintures monochromes —, copies fdèles mais jamais tout à fait identiques à l’original. Pour son exposition dans la salle Blanche, l’artiste réalise une œuvre nouvelle : des moulages de tuyaux en PVC installés sur des socles. La forme devenue abstraite de ces éléments, sortis de leur contexte d’usage habituel, et le dispositif de présentation convoquent non sans malice l’histoire de la sculpture moderne, et détourne, en particulier, les œuvres du sculpteur Constantin Brancusi. En transformant des objets du monde industriel en répliques, Étienne Bossut introduit le trouble et le doute dans le regard du spectateur qui est amené à se poser la question du statut de l’objet et de sa représentation.

    Exposition réalisée en partenariat avec l’entreprise Nicoll
    Catalogue à paraître aux éditions Fage

    Rencontre jeudi 22 avril à 18h30 : Étienne Bossut et Didier Semin,
    historien de l’art et professeur à l’École nationale supérieure
    des beaux-arts à Paris

Patio

  1. Wifredo Lam

    Voyages entre Caraîbes et avant-gardes 
    du 29 avril au 29 août 2010
    vernissage jeudi 6 mai à 18h30
  2. wilfredo-lam
    Wifredo Lam, Nu couché [Femme nue], 1939, Collection Musée de Grenoble
  3. commentaire La rétrospective Wifredo Lam organisée par le Musée des Beaux-Arts de Nantes est la première manifestation importante en France depuis l’exposition organisée par le Musée d’art moderne de la Ville de Paris en 1983, après la mort du peintre en 1982.
    Avec une soixantaine de tableaux, issus des plus importantes collections européennes, quelques exemples de livres illustrés et des céramiques, les grandes périodes et les diférentes techniques pratiquées par l’artiste seront ainsi évoquées.

    Né en 1902 à Sagua la Grande sur l’île de Cuba, d’un père chinois et d’une mère métis, Wifredo Lam fréquente les Beaux-Arts de la Havane de 1918 à 1923. Il s’embarque alors pour l’Espagne et suit, à Madrid, les cours de Fernando Sotomayor, directeur du Prado. En 1929, il épouse Eva Piris dont il a un fls, Wifredo Victor, l’année suivante. Mais en 1931 sa femme et son fls meurent de la tuberculose. Dès le début de la Guerre d’Espagne, Lam réalise des affiches pour les Républicains et participe à la défense de Madrid. Puis, il va gagner la France en 1938 où sa rencontre avec Picasso sera déterminante. Ce dernier le présente à Georges Braque, Paul Eluard, Joan Miró et André Breton qui lui propose d’illustrer son dernier recueil poétique, Fata Morgana et l’intègre au groupe surréaliste.
    Après un séjour à la Villa Air-Bel à Marseille, Lam embarque le 25 mars 1941 pour le Nouveau Monde avec Breton, Max Ernst, Claude Lévi-Strauss, André Masson. C’est à Cuba que le peintre s’installe. Il y restera jusqu’en 1952. Il y peint un ensemble d’œuvres très important dont la célèbre Jungle acquise pour le Musée d’art moderne de New York par son directeur Alfred Barr.A partir de 1952, Lam va vivre à Paris puis dès 1959, il partage son temps entre Paris et Albisola en Italie où il pratique la céramique avec son ami Asger Jorn.En 1960, Lam épouse Lou Laurin, une artiste suédoise.Peintre reconnu et célébré, Lam est alors un artiste
    important pour le gouvernement cubain. Il participe alors à la réalisation d’un mural en 1967 dont il compose la partie centrale et au Congrès culturel de la Havane sur les libertés avec Aimé Césaire, Michel Leiris, Herbert Read… C’est à l’illustration, à la gravure et à la céramique que Lam consacre les dernières années de sa carrière.

CHAPELLE DE L'ORATOIRE + 

  1. Cécile Bart

    Virevoltes
    jusqu'au 26 avril 2010
  2. brassai.jpg
    Cécile Bart, Toros [détail], 2006, exposition « Les fils de Marcel »,
    CRAC Languedoc-Roussillon, Sète
  3. commentaire Pour la chapelle l’Oratoire qu’elle investit totalement, Cécile Bart propose Virevoltes, une installation conçue pour et avec ce lieu. Virevoltes, comme la plupart des installations de Cécile Bart, intègre totalement l’espace où elle s’inscrit, mais aussi le temps lié à l’expérience du visiteur. « Le spectateur idéal serait celui qui prendrait du temps, trouverait son rythme. La perception de l’œuvre se modifierait au cours d’un déplacement « longue durée » avec des temps d’arrêt des réajustements. […] C’est comme un repérage. On appréhende un lieu, on se disperse et puis on trouve. » Cécile Bart, Catalogue Tanzen, 1998.

    L’œuvre prend ici la forme d’un réseau de fils tendus dans l’espace composé de courbes et des droites, de vides et de pleins. Cécile Bart propose au spectateur d’évoluer autour de trames de couleurs vives agencées en arc de cercles d’où émane une forte énergie optique et vibratoire. Cette installation colorée incite au mouvement, à la déambulation. En résonance avec l’architecture de pierre blanche et les variations de lumière de la chapelle de l’Oratoire, Virevoltes envahit d’une étonnante présence cet édifice du XVIIe siècle.
    Dans la continuité de l’art géométrique qu’elle renouvelle Cécile Bart réalise, depuis la fin des années 1980, des « peintures/écrans » faites de toiles de tergal « plein jour », trames très fines peintes à la main et tendues sur châssis en aluminium de dimensions variables. Ces monochromes peuvent être placés de multiples manières dans l’espace : au sol, à la verticale contre un mur ou à distance, à l’oblique, suspendus… Le tissu translucide se laisse traverser par la lumière et le regard. Cécile Bart met en scène la couleur dans l’espace et provoque des interactions entre la lumière, l’architecture et la peinture. Depuis une dizaine d’années, elle crée des installations constituées de fils de laine ou de coton tendus dans l’espace, d’abord rectilignes et superposant parfois plusieurs rangées de couleurs, introduisant depuis 2006 des formes circulaires. On peut voir dans cette évolution de la trame de la toile au fil tendu une continuité dans le dialogue instauré par Cécile Bart entre l’œuvre, la toile et l’espace, ici celui d’une chapelle baroque.


    Rendez-vous autours de l'exposition :
    - jeudi 4 février à 18h30 : Initiation à l’histoire de l’art
    - les dimanches 7 février, 28 mars, 25 avril de 15h à 17h : Visite flash
    - jeudi 11 mars et vendredi 12 mars à 15h : Monographie C. Bart
    - jeudi 8 avril 2010 à 18h30 : Nocturne musicale dans l’exposition en présence de l’artiste

ZOO GALERIE + 

  1. MARK GEFFRIAUD

    et Dixon
    jusqu'au 15 mai 2010
  2. mark-geffriaud
  3. commentaire Avec la participation de Alex Cecchetti, Yves Geffriaud, Yoann Gourmel et Elodie Royer,  Géraldine Longueville, Raimundas Malasauskas, Charles Mazé et Coline Sunier, Aurélien Mole.

    L'on retrouve Mark Geffriaud après deux apparitions dans des expositions collectives à Zoo galerie — Speed Dating 2 en décembre 2007 et Effondrement de l'onde de probabilité à la rentrée 2008 — pour sa troisième exposition personnelle en France, après un module au Palais de Tokyo (2008) et un passage remarqué à la galerie gb agency l'an dernier.
    Son intérêt pour l'iconographie et la traversée des idées en images se dévoilait déjà dans Les Renseignements Généraux (dont l'une des occurrences fut présentée lors de Speed Dating 2), un projet de livre aux formes aussi multiples que son nom peut le laisser présager, passant des tirages argentiques encadrés à la série de fascicules imprimés chacun à un seul exemplaire. Un livre sans texte, conçu sur le mode de l'association d'images par jeu de correspondances formelles et abordant déjà la question du fragment aujourd'hui prépondérante dans l'oeuvre de Mark Geffriaud.
    Quant à Et Mason et Dixon, il s'agit d'une double exposition, dont le pendant se déroulera à la galerie Manet de l'Ecole des Beaux-Arts de Gennevilliers. Charles Mason et Jeremiah Dixon, astronome et géomètre anglais envoyés en Amérique en 1763 pour y tracer la frontière entre Nord et Sud, sont aussi les héros du roman éponyme de Pynchon, Mason & Dixon, paru en 1997. Cette fameuse ligne marque l'importance de la représentation du monde sur le monde lui-même. Mark Geffriaud produit un papier peint qui court du mur de droite de Zoo galerie au mur de gauche de la galerie Manet. Composé de la répétition de documents affichés sur le mur de son atelier, ce panorama imprimé, loin de dessiner une quelconque chronologie, tient plutôt de la table des matières, annonçant un ensemble possible dont on ne percevrait ici que des parties. Cette exposition se donne à la manière d'une préface, écrite a posteriori mais placée en première page. Une ligne de pensée est parcourue à rebours, démontée, mise en pièces. Avec l'aide d'artistes et de commissaires invités, ces miettes sont rassemblées en de nouveaux ensembles, constituent de nouveaux fragments, comme des morceaux d'un vase brisé qui seraient fabriqués avant le vase lui-même. " Chaque détail forme un tout et le tout, non pas un monde, mais la représentation globale du monde."
    1 Thierry Guichard,"Mason & Dixon", in Le matricule des anges, n°304, avril-mai 2001.
  4. A venir :
  1. Florian & Michaël Quistrebert

    du 5 juin au 10 juillet 2010
    vernissage samedi 5 juin à 18h30

TRIPODE - Espace Diderot + 

  1. BEVIS MARTIN et CHARLIE YOULE

    The Matrix
    jusqu'au 5 mai 2010
  2. martin-youle

The Matrix est une exposition produite et présentée par Tripode, dix-septième épisode de son programme d’expositions intitulé "Suggestion de présentation" qui prend place dans la galerie de l’espace Diderot à Rezé.
« Pour cette exposition avec Tripode, nous nous sommes en quelque sorte donnés des devoirs à faire. En partant d’un manuel scolaire illustré de philosophie (L’Atlas de la Philosophie, Livre de Poche) nous avons considéré les illustrations comme des instructions pour réaliser des pièces sculpturales.
Nous nous sommes arrêtés à une illustration lorsque sa forme suggérait une utilisation pratique, une propriété semblable à celle d’un mobilier ou l’apparence d’une sorte de décoration domestique.
Une fois dépourvus de l’idée qui les sous-tend, les schémas deviennent une sorte de résidu, un débris culturel démodé, quelque chose qui fut utile pour quelqu’un, à un moment donné, et qui est devenu vaguement embarrassant et passé de mode, sa fonctionnalité décatie camouflée sous une couche de couleur et de motifs.
Ainsi, "Le plan du système de l’ensemble de la philosophie" par Hegel devient un jeu de tables gigognes, la "Montagne d’or qui n’existe pas" devient un ornement pour dessus de cheminée. Les amphores qui représentent la "matière organisée" deviennent des bibelots, souvenirs des jours heureux de la Philosophie en Grèce. Nous avons imaginé un vide grenier où ces objets sont arrangés pour être examinés, puis choisis ou rejetés.
Le titre "The Matrix" a été choisi longtemps avant le contenu de l’exposition, comme un cadre accommodant pour quelque travail que nous allions décider de produire. Nous l’avons choisi en pensant à ce film populaire, à l’intrigue basée sur différents niveaux de réalité et de perception, le mettant en parallèle avec l’espace d’une exposition et la suspension consentie de l’incrédulité ou le changement de codes. » Bevis Martin & Charlie Youle, mars 2010

RDV + 

  1. Claire Pollet

    L'heur
    jusqu'au 7 mai 2010
  2. claire-pollet
  3. commentaire « Le sablier, dans la gravure ancienne, divisait le moment présent en deux parties égales. Autant de sable s’était écoulé dans le fond en verre qu’il en restait encore à passer, un monde équilibré en somme. Le mouvement du pendule semble aujourd’hui plus apte à représenter notre temps : oscillations, course folle d’un extrême à l’autre, une révolution mise à mal par l’attraction universelle. Pour l’heure, un ciel d'un bleu crépusculaire se projette et se reflète. Les cinq balanciers alignés, mis en déséquilibre, renvoient des reflets démultipliés, à différentes échelles, à différents tempos. Les miroirs jouent des mesures de temps et d’espace. La lumière bleue se réfléchie, dessinant éclats et éclipses. Quelques mouvements pour rendre visible du temps. » http://clairepollet.free.fr
  4. A venir :
  1. Romain Boulay

    du 19 juin au 24 juillet 2010

  2. Du 26/06/10 au 31/07/10
    Romain Boulay
    vernissage samedi 26 juin à partir de 18h.

HEIDIGALERIE + 

  1. GROUP SHOW

    jusqu'au 5 mai 2010
  2. group-show
  3. commentaire En ce cas il ne s'agit pas d'une fausse apparence, mais plutôt d'une apparence qui nous prive du sens de l'orientation. A tel point que nous nous prenons la tête entre les mains en nous demandant : Comment est-ce donc possible ?

    De leur côté, Thorne et Macy déclinent l'invitation au profit d'un projet saugrenu : ils souhaitent réveillonner avec Felicia et Jake.
    MILHÉ planqué derrière son mur invite DECLERCQ, CLAINCHARD et CHAPOULIE à regarder par cette fente verticale. Ils sont désormais quatre à défendre la forteresse image. Brooke surprend Ridge et Taylor en pleine romance au bord de la piscine. DECLERCQ éclaire l'imposture, metteur en scène en béton armé de la direction d'acteurs (en plastique). Il pend l'image pour électrochocquer notre regard. Declercq comprend l'urgence du moment. Enfin, Stéphanie, d'abord surprise par la franchise de Ridge, accepte les conseils de son fils : pour espérer jouer encore un rôle auprès d'Eric, il lui faut changer d'aspect afin de rivaliser avec les mannequins qui entourent son ex-mari. Et il y a de bonne raison de dire qu'à travers notre attitude, nous avons modifié l'image visuelle. C'est à dire qu'il y a de bonnes raisons de délimiter de cette façon le concept d' “impression visuelle“. Clarke a enfin retrouvé l'inspiration : fou de joie, il confie à Taylor (qui le suit toujours en thérapie) qu'il doit à Felicia d'avoir surmonté ce blocage. CLAINCHARD qui côtoie Jeanpaulnewman@gmail.com de façon intime, analyse rapidement la situation : “Tout a déjà été écrit par Phil K.Dick in Radio Free Albemuth, chanté par Public Enemy.

    Chapoulie, tu peux raconter tout ça. C'est alors que Ridge fait irruption dans la chambre. Taylor n'a que le temps de se dissimuler. Qu'en serait-il si l'on disait ici : Une image n'est quelque chose que dans un langage d'images.
    Jean Marc Chapoulie
  4. A venir :
  1. CHRISTOPHE FIAT

    AM / PM

    du 20 mai au 16 Juin 2010
    vernissage mercredi 19 mai à 19h
    +
    Perform' Week
    2 RDV quotidiens Midi / Minuit
    du dimanche 9 mai au dimanche 16 mai 2010

ENTRE DEUX + 

  1. Christine Laquet, Christophe Vigouroux, Bérenger Recoulès
    et Kerwin Rolland

    Open House
    jusqu'au 30 avril 2010
  2. exposition-open-house
  3. commentaire En dehors des présupposés liés au métier de l'exposition, Open House reçoit dans un espace non conventionnel les œuvres de Christine Laquet, Christophe Vigouroux, Bérenger Recoules & Kerwin Rolland. Les artistes ont été invités à réagir à un contexte architectural atypique réalisé par l'agence d'architectes Avignon & Clouet.
    Open House se déroulera dans le lieu qui réunit une association (Entre-deux) et une habitation, ouvert exceptionnellement dans sa totalité aux artistes et au public pendant la durée de l'exposition.

    Ici, nous sommes loin des stéréotypes de la galerie et de son espace lisse mais aussi loin des codifications de ce que doit être un espace de travail et un espace privé. Cet aménagement architectural révèle d'autres modes de vie, d'autres modes de travail, d'autres modes d'exposer.
    Le sujet de l'exposition Open House porte sur les usages autant privés que publics induits par la définition des espaces et des fonctions. C'est un lieu où exposer n'est pas une forme finale et habiter n'est pas une forme de retranchement au monde ; nous avons appelé ce lieu La base d'Appui.
    Nous avons invité Christine Laquet et Christophe Vigouroux a investir l'espace intérieur et Bérenger Recoules et Kerwin Rolland à restituer leurs prélèvements sonores intra-muros en extérieur.

    Les œuvres de Christine Laquet apparaissent sous une multiplicité de formes : peintures, photographies, installations, films… Elle mêle le sauvage et le civilisé qu'il y en a nous à travers des pièces baroques qui convoquent le monstrueux et l'impur. Des réminiscences du quotidien peuvent s'hybrider aux mythes et légendes dans des scènes étranges. Choisissant le lieu de la bibliothèque, Christine Laquet élabore des scenarii qu'elle interprétera par la réalisation de maquettes en représentation sur les étagères industrielles du lieu.
    Christophe Vigouroux est peintre et entretient une pratique quasi journalière du dessin ; il propose ici de grandes aquarelles. L'image livre des morceaux de vie taillés dans le vif du quotidien ; elle double, décale, divertit, évalue, réinvente la définition habituelle des lieux : cuisine, chambre, bureau … et la manière de les habiter. Ces sensations sont inspirées de situations où l'anecdote fournit l'essence de l'histoire non sans suggérer sous-entendus, provoquer le rire ou frôler la perversité.
    Bérenger Recoules & Kerwin Rolland sont respectivement designer sonore et spécialiste des sciences cognitives ; ingénieur en sciences appliquées et musicien. Leur duo se forme suivant les projets, à la croisée de pratiques techniques, artistiques, scientifiques et psychologiques. Leur projet transformera la base d'Appui en ressource pour la composition sonore et électroacoustique. Les rythmes de vie, de travail, et d'exposition vont fournir un matériau sonore qui va être capté et analysé puis détourné pour une diffusion sur la façade du lieu et dans le passage de l'Hôtel-dieu.

    Renseignements pratiques :
    ouverture: jeudi, vendredi, samedi de 14h30 à 19h. Sur rendez-vous en dehors des jours et horaires d’ouverture. Réservation pour les groupes.
  1. Résidence hors les murs

    Bérenger Récoulès et Kerwin Rolland
    de mars à juin 2010
  2. Bérenger Récoulès et Kerwin Rolland sont deux designers sonores. Ils ont commencéen mars dernier une résidence de quatre mois à Guéméné Penfao.
  3. A venir :
  1. Yann Sérandour

    du 8 juin au 10 juillet 2010
    vernissage samedi 5 juin à 18h30
  1. Résidence hors les murs

    Alain Bernardini
    de mai à septembre 2010
  2. Résidence N°3 sur la mobilité des salariés 
  1. Alain Bernardini

    automne  2010
  2. Restitution de la résidence d'Alain Bernadini à la base d'Appui.

Galerie melanieRio + 

  1. Des lendemains qui chantent

    jusqu'au 29 mai 2010
  2. Edgar Martins, Daniela Edburg, Simon Dronet, Nicolas Milhé, Pleix
  3. melanierio-even
  4. commentaire Réinventer le réel, extraire ce qu'il y a d'invisible dans le miroir et le révéler est une des pistes possibles de cette exposition collective. Détourner la mémoire, jouer avec les symboles visuels, imaginer au-delà des songes collectifs lient certainement les cinq artistes de l'exposition des lendemains qui chantent.
  5. A venir :
  1. Pierrick Sorin

    Curiosités Domestiques
    du 11 juin au 30 juillet 2010
    vernissage jeudi 10 juin à 19h
  2. pierrick-sorin
  3. commentaire En parallèle à l'exposition RÉTROSPECTIVE/PROSPECTIVE ! organisée au Lieu Unique, l'exposition Curiosités Domestiques présente une mise en scène d’oeuvres envisagée comme un clin d’oeil à l’esthétique et à l’histoire du bâtiment.

    Pierrick Sorin introduit dans l’architecture 19ème de la galerie ses dispositifs vidéos et théâtres optiques. Il joue ici avec les codes de l’intérieur bourgeois et tourne en dérision l’art contemporain. Dans la cheminée virtuelle brûlent des livres d’art conceptuel, l’aquarium du salon renferme une étrange créature nageant au milieu des poissons rouges et la stupeur entre dans le salon lorsqu’on observe l’extérieur à travers un oeilleton... Les oeuvres mises en scène dans la galerie s’apparentent à des Curiosités Domestiques. L’artiste se moque gentiment de l’oeuvre d’art, objet de collection que l’on installe au-dessus du canapé ou dans la chambre à coucher. Le spectateur, qui oscille entre rire et malaise, est confronté à des situations absurdes où perce l’inanité de nos désirs et de notre existence.
    Le travail scénographique de Pierrick Sorin est également présenté en parallèle avec la projection de l’opéra vidéo La Pietra del Paragone de Rossini et l’exposition de ses croquis préparatoires.

LE RING - Artothèque de Nantes + 

Galerie Confluence + 

  1. CARLA VAN DE PUTTELAAR

    jusqu'au 30 avril 2010
  2. carla-van-de-puttelaar
    courtesy Galerie Woerdehoff, Paris
  3. commentaire La galerie Confluence présente les déesses de Carla van de Puttelaar.
    Il s’agit de son dernier travail publié en 2008 sous le titre Beholder’s Eye, qui rappelle les figures allongées de Lucas Cranach l’Ancien.

    Inspirée par la lumière nordique et l’héritage des peintres flamands, Carla Van de Puttelaar compose des images d’une étrange beauté, alchimie de douceur mélancolique et de réalisme cru. Elle photographie la fragilité et la sensualité de ses corps féminins. Son approche est à la fois intime et suggestive. Contre un arrière- plan sombre, elle présente une combinaison de formes sculpturales et de détails intimes. Elle parvient à conserver un parfait équilibre entre attirance et distance envers ses modèles.

    L’exposition est réalisée grâce à la complicité de la galerie Esther Woerdehoff.
  4. A venir :
  1. Ji-yeon Sungdu

    12 mai au 26 juin 2010
    vernissage mardi 11 mai à 18h30
  2. ji-yeon-sungdu
  3. commentaire  "Quelque chose d'un double langage est à l'oeuvre dans la démarche de Ji-Yeon Sung....entre le réel et le vraissemblable, entre l'ordinaire et l'insolite, entre le vécu et le projeté...les photographies de Ji-Yeon exercent toujours une fatale emprise sur notre regard"
    P. Piguet, critique d'art.

HANGAR A BANANES + 

  1. Le Sourire du Chat
    (Opus 1)

    jusqu'au 29 août 2010
  2. bertrand-lavier
    Bertrand Lavier, Walt Disney Production, 1947-1984, 1984.
  3. commentaire Alighiero Boetti, Etienne Bossut, Ducan Campbell, Allan Charlton, Alain Clairet et Anne-Marie Jugnet, Willem Cole, Stephane Dafflon, Ernest T, Bernard Frize, Fabrice Hyber, Gabriel Kuri, Bertrand Lavier, Thomas Locher, Vincent Mauger, Allan Mc Collum, Jonathan Monk, François Morellet, John Murphy, Bruno Peinado, Bernard Piffaretti, Falke Pisano, Frédéric Plateus, Adrian Schiess, Seton Smith, Patrick Tosani, James Welling.
    Œuvres de la collection du Frac des Pays de la Loire

    exposition organisée par le Frac des Pays de la Loire en collaboration avec L'école régionale des Beaux-arts de Nantes

    Informations pratiques - horaires :
    - mars et avril : mercredi, samedi et dimanche de 14h à 18h
    - de mai à août : du mercredi au dimanche de 14h à 18h
  4. Œuvre pérenne :
  5. Daniel Buren et Patrick Bouchain
    “les anneaux”
  6. anneaux-buren.jpg
    Les anneaux de Buren, vus depuis le quai des Antilles
    (Photo : Office Tourisme de Nantes)
  7. commentaire Les Anneaux est une œuvre qui s’inscrit dans un environnement chargé d’histoire, passée et future : c’est ici que la grande aventure navale de la ville s’est déroulée, c’est ici que se développe aujourd’hui l’un des plus grands projets architecturaux et urbains d’Europe.
    Daniel Buren est sans doute le plasticien français contemporain le plus connu au monde depuis Les Deux Plateaux dans la cour du Palais Royal à Paris (1986). C’est en 1965 qu’il découvre ce qui deviendra rapidement son “outil visuel”, un tissu alternant bandes blanches et colorées de 8,7 cm de largeur. Reconnaissable entre tous, simple, minimal, Daniel Buren sort ce motif – invariable où tout varie et vit autour – dans la rue : ses œuvres deviennent des “outils pour voir”.
    Les Anneaux s’inscrit dans cette lignée. Daniel Buren a voulu mettre au jour la double perspective qu’offre la pointe de l’Île de Nantes : celle, architecturale, dessinée par le quai et ses entrepôts et celle, naturelle, de la Loire qui s’ouvre largement sur l’estuaire. Une série de 18 anneaux se tourne vers le fleuve, offrant autant de découpages sur le paysage fluvial. Cette perception est encore différente la nuit quand les anneaux s’auréolent de rouge, de vert et de bleu, trois couleurs base d’une infinie variété d’autres.
    Œuvre réalisée pour Estuaire 2007 grâce au soutien du Groupe Coupechoux, Partenaire Officiel

LE LIEU UNIQUE + 

  1. Collection dans la marge

    du 22 mai au 13 juin 2010
    vernissage vendredi 21 mai à 18h30
  2. jim-avignon
    © Jim Avignon, Ghost in the Wall [détail]
  3. commentaire Depuis quelques années Effi Mild et Laurent Zorzin - à l’origine de la galerie Arts Factory - confient aux artistes dont ils ont présenté le travail un cahier d’écolier de 32 pages, témoin de leur passage dans l’une des quelques 150 expositions organisées par ces infatigables défricheurs de la scène graphique contemporaine. Leur mission : emporter avec eux ce petit souvenir, le laisser traîner le temps nécessaire dans leur atelier, puis sans aucune contrainte de thème ou de technique, le retourner à l’expéditeur orné de dessins inédits !
    Très vite, la décision est prise de publier cette curieuse correspondance graphique sous la forme de fac-similés et Daniel Johnston inaugure la collection Dans la marge / cahiers de dessins contemporains en juin 2007.
    Dix titres, diffusés au sein d’un réseau de points de vente soigneusement choisis, sont à ce jour parus : Daniel Johnston, Isabelle Boinot, Julien Langendorff, Jochen Gerner, Tom de Pékin, Natali, Moolinex, Jim Avignon, Nine Antico et Hervé di Rosa.

    “Le cahier d’écolier a souvent été pour de nombreux artistes le premier témoin de leur talent en devenir (...) Camarades de classe à impressionner, émotions adolescentes à consigner ou simplement envie d’échapper aux cours de professeurs ennuyeux, les raisons qui ont pu les pousser à truffer des pages entières de dessins peu conformes aux programmes scolaires sont légion (...) Une fois adultes, ce même cahier reste chez certains d’entre eux le compagnon de leur intimité artistique, recueillant notes et croquis préparatoires, voire un support de prédilection pour les adeptes d’un dessin décomplexé.”
  1. PIERRICK SORIN

    RÉTROSPECTIVE PROSPECTIVE !
    du 11 juin au 29 août 2010
  2. pierrick-sorin
    © DR
  3. commentaire Installations vidéo, films, théâtres optiques, créations interactives, clips musicaux, performances et invités surprise !

    Pierrick Sorin nous concocte un cocktail détonnant, généreux, plein d’humour et d’invités pour cette rétrospective ! Connu internationalement, il a exposé au Centre Pompidou, à la Tate Modern de Londres, au musée Guggenheim de New York, au Metropolitan Museum of Photography de Tokyo et, pour ceux qui ne le savent pas, c’est à Nantes qu’il vit et travaille depuis quelques années.
    Pierrick Sorin est vidéaste, il réalise des courts métrages et des dispositifs visuels dans lesquels il se moque, sur un mode burlesque, de l’existence humaine et de la création artistique. Fervent pratiquant de l’auto-filmage, il est souvent l’unique acteur des histoires qu’il invente. Cette rétrospective présentera une multitude de pièces de l’artiste qui se déploieront dans les 2000m2 du rez-de-chaussée du lieu unique.

    en savoir + sur Pierrick Sorin | Autoportrait en 10 lettres

L'ATELIER + 

  1. [accords] & [désaccords]
    Une exposition de sculpture

    une proposition de la galerie RDV
    jusqu'au vendredi 30 avril 2010
  2. accords-et-desaccords
  3. commentaire Le terme de "sculpture" vient étymologiquement du latin "sculpere" qui signifie "tailler" ou "enlever des morceaux à une pierre". Depuis longtemps cette définition est incomplète et il me semblait important de montrer des sculpteurs contemporains aux pratiques diverses dans un ancien atelier de sculpteur. Il est donc proposé un parcours, une constellation d'œuvres singulières et hétérogènes. A la fois fragiles, grandiloquentes, réceptacles de nos pensées, les sculptures présentées à l’Atelier vont surprendre. "La sculpture donne de l'âme au marbre", écrit François René de Chateaubriand, elle donne également de l’âme à d’autres matériaux… 
    Jean-François Courtilat.

    Avec : Saâdane Afif, Bernard Calet, Jean-François Courtilat, Béatrice Dacher, Michel Gerson, Jacques-Alexandre Gillois, Jean-François Guillon, Olivier Heinry, Bérénice Merlet, Sébastien Pons, Romain Rambaud, Carole Rivalin, Emmanuel Saulnier.
  1. CARTE BLANCHE

    Bérénice Merlet, Pierre Guillaume Clos et Evor

    BILBOQUET
    du 12 mai au 30 mai 2010
    vernissage mardi 11 mai 18h30
  2. commentaire Dans le cadre de sa politique de soutien à l’art contemporain et aux artistes nantais, la Ville de Nantes, attribue chaque année, depuis 2002, le prix des arts plastiques à trois jeunes lauréats formés ou travaillant à Nantes. Il a pour fonction de les accompagner dans leur parcours professionnel et de les faire connaître auprès du grand public et des acteurs du champ contemporain.
    En 2009, le prix a été attribué à Bérénice Merlet, Pierre Guillaume Clos et Evor.
    Une exposition sous forme de carte blanche leur est donnée pour investir en commun Bérénice Merlet montre un ensemble de sculptures autour des bricolages d’enfants. Des aménagements sous-tendus par des auto-fictions et des voyages immobiles. Pierre Guillaume Clos expose ses dernières créations. Evor présente des peintures et des objets/ sculptures récents.

La Galerie du GRAND T + 

Aucune exposition programmée pour le mois de mai

La Galerie du GRAND T + 

Aucune exposition programmée pour le mois de mai

LE GRAND CAFE centre d'art contemporain + 

  1. Bojan Sarčević

    ÉVENTUELLEMENT
    jusqu'au 6 juin 2010
  2. bojan-sarcevic
  3. commentaire Fragile et ornementale, référentielle et autonome, abstraite et narrative, l'œuvre de Bojan Sarcevic déroute toute classification. Combinant librement depuis la fin des années 90 le dessin, l'aquarelle, la sculpture, la vidéo, la photographie, l'intervention in situ ou l'installation, l'artiste de façon déconcertante, invente des polarités conductrices entre ces différents médiums, reconfigure leur usage et leur symbolique, et met en forme le récit d'une poétique de l'espace, collective autant qu'individuelle, liée à la mémoire et à la transmission. Un aspect du travail de Bojan Sarcevic s'apparente en effet à un processus d'appropriation, une réflexion sur la grande épopée formelle du modernisme, allant du constructivisme russe aux utopies architecturales de l'après-guerre. Toutefois l'artiste ne se contente jamais de citer ou de reproduire : cette matière référentielle n'est qu'un sédiment - parmi d'autres - d'une œuvre stratifiée, dépositaire d'une histoire ouverte.

    Cet art du déplacement et de la stratification est déjà perceptible dans World Corner (1999), où le fragment d’un appartement "glisse" comme un insert dans le lieu d’exposition, imbriquant le destin de ces deux architectures. Plus délicatement, ces hybridations et réminiscences familières caractérisent Replace the Irreplaceable (2006), feuilletage de bois et de laiton qui rappelle la rampe d’escalier Art Déco aussi bien que les réalisations monumentales d'Adolf Loos, condensant l'épure et l'ornemental, le mouvement et l'hyperstatisme. Elles traversent aussi le projet Only After Dark (2007) composé de cinq pavillons dessinés comme des architectures modernistes à échelle domestique. A la fois sculptures autonomes, supports de projection et éléments d’architecture, les modules dessinent un parcours rythmé par les projections qu’ils abritent, visions fugitives sur celluloïd qui évoquent elles- mêmes certaines compositions constructivistes. Car si Bojan Sarcevic ne s'y enferme jamais, il approche cette esthétique moderniste et sa grâce rétro-futuriste comme essence — diffuse certes — mais structurante : d'où le caractère très architecturé de ses installations, que soulignent les jeux de symétrie, les rapports d’échelle, de matière et de transparence, l’harmonie des matériaux et des formes. Dans ces équilibres, la physicalité de l'œuvre de l'artiste se fait très sensible, comme en témoigne Eventuellement, son projet pour l’exposition au Grand Café.
    Conçu en déploiements sériels, l'ensemble frappe par son élégance et son éclectisme matériologique : des cheveux s'entrelacent sur de fragiles brindilles, des aquarelles viennent se poser sur des structures métalliques qui suggèrent des appareils de musculation, des étagères cuivrées semblent échapper aux lois de la gravité...
    Autant de rencontres inattendues, toujours qualifiées de titres extrêmement poétiques, où la tension des matériaux se mêle à la polysémie esthétique de l'œuvre, palimpseste qui invite notre mémoire visuelle à d'étranges flottements spatio-temporels.
    En ce sens, comme le formule le critique Jan Verwoert, Bojan Sarcevic crée des "espaces de latence" à la localisation incertaine, des œuvres qui, dans un même mouvement, définissent et déconstruisent l'architecture, génèrent et suspendent l'action, exhortent la mémoire et la court-circuitent, à la croisée de mythologies personnelles, culturelles et sociales.
    (...)
    Eva Prouteau
  1. Conférences Histoire de l'art

    Regard sur le monde

    un mardi par mois de 18h30 à 20h
  2. commentaire D’octobre à avril, le Grand Café convie le public à un petit tour du monde en partant à la découverte d’artistes voyageurs, exilés volontaires ou contraints, témoins/acteurs de l’histoire contemporaine.

    Cycle Regard sur le monde : zones de conflit et art contemporain
    Comment les artistes nous parlent de l’Histoire contemporaine ? Que nous disent-ils lorsque qu'ils focalisent leur attention sur des zones de conflits récurrents notamment sur le Moyen-Orient et les Balkans ?
    .
    27 avril - Regard sur le monde : zones de conflit et art contemporain.
    4 mai - Regard sur le monde : zones de conflit et art contemporain

    Inscriptions au Grand Café du lundi au vendredi de 14h à 17h.
    La conférence : 3 €- Les deux cycles : 15,25 € / tarif réduit 11,40 €
    Accès libre sur présentation de justificatifs : - de 18 ans, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RMI, titulaires du Carnet Culture Découverte
  3. Résidences
    Jorge Satorre, Hans Op de Beeck
  4. commentaire Deux artistes accueillis cette année en résidence pour développer un projet sur le territoire :
    Jorge Satorre (né à Mexico en 1979), vit et travaille à Mexico.
    Hans Op de Beeck (né en 1969 à Turnhout, Belgique) vit et travaille à Bruxelles. Prépare un projet inédit pour son exposition au Grand Café à l'automne 2010.
  5. Œuvre pérenne :
  1. Actualité _ Hors Les murs


    Felice Varini

    Suite de triangles, Saint-Nazaire 2007
    Terrasse panoramique de l’écluse fortifiée
    (ouvert de 10h à 18h)
  2. felice-varini.jpg
    Felice Varini, Suite de triangles, Saint-Nazaire 2007 © A Morin
  3. commentaire Commissariat : Sophie Legrandjacques, Le Grand Café. Production : Estuaire. Oeuvre réalisée pour Estuaire 2007 avec le concours des CCI Nantes Saint-Nazaire, l’Association Port Industrie, Cargill France, Groupe MTTM et STX Europe. Remerciements aux entreprises concernées par l’intervention de l’artiste et au Port Autonome de Nantes Saint-Nazaire.

    Le travail de l’artiste franco-suisse Felice Varini, né en 1952, s’inscrit dans le champ de la peinture. Mais depuis les années 70, qu’il s’agisse d’espaces fermés ou de paysages urbains, sa peinture se déploie en dehors du tableau, à même les éléments architecturaux en présence. Ici, l’ampleur du paysage et son caractère industriel ont renouvelé sa capacité à explorer et révéler l’espace : l’oeuvre, dressée sur 2 km, est la plus grande jamais réalisée par l’artiste. À partir d’un point de vue situé sur le toit de la terrasse, Felice Varini matérialise une “ligne horizontale” qui embrasse le paysage du port. Telle une partition, les formes disposées successivement sur le haut et le bas de cette ligne scandent le paysage en différentes séquences. L’artiste révèle une forme peinte sur un seul plan, forme qui se détache et se superpose à l’architecture à laquelle elle semble appartenir. Quitter le point de vue revient à faire l’expérience de la troisième dimension et à assister à l’éclatement de la figure.
  4. Œuvre pérenne :
  1. Actualité _ Hors Les murs

    Gilles Clément

    Le Jardin du Tiers Paysage
    Toit de la base des sous-marins
    du lundi au dimanche de 10h à 22h
  2. gilles-clement.jpg
    Gilles Clément, Jardin du Tiers-Paysage, estimation 3 ans après plantation
    création Estuaire 2009 © G. Clément / Coloco
  3. commentaire Commissariat : Jean Blaise, Estuaire. Production : Estuaire. Oeuvre réalisée grâce au soutien de Suez Environnement, Partenaire Officiel.
    Accessible au public depuis 1998 grâce au projet de l’urbaniste Manuel de Sola Morales, le toit de la base des sous-marins est une terrasse à ciel ouvert entre ville et bassin portuaire.
    Gilles Clément, né en 1943, est jardinier, architecte paysagiste, ingénieur agronome, botaniste, entomologiste et écrivain. Reconnu comme l’un des plus grands paysagistes et théoriciens du jardin, il a notamment élaboré ceux du Parc André Citroën (en collaboration), du Domaine de Rayol, de l’Abbaye de Valloire, du château de Blois, ou les jardins de l’Arche. Il est également enseignant à l’École d’architecture de Versailles et à l’École Nationale Supérieure du Paysage.Gilles Clément prône avec énergie une manière d’aborder le jardin qui privilégie son aspect dynamique et son évolution naturelle, une intervention minimale du jardinier, des machines et des produits chimiques. Son credo : faire le plus possible avec et le moins possible contre. Le Jardin du Tiers-Paysage est un espace en tryptique qui tire partie des trois dispositifs de l’architecture en place : les chambres d’éclatement des bombes accueillent Le Bois des Trembles en 2009, les travées non recouvertes, Le Jardin des Orpins et des Graminés en 2010, La Fosse, Le Jardin des Étiquettes en 2011. Les 107 trembles qui surgissent du béton possèdent des feuilles brillant à la lumière et s’agitant au moindre souffle de vent. Faire scintiller et trembler la base, tel est la première intention – poétique – de Gilles Clément qui voit en la base de Saint-Nazaire "un lieu de résistance", capable d’accueillir la diversité écologique de l’estuaire.
  1. Actualité _ Hors Les murs

    Mark Lewis

    Back Story
    film co-produit par le Grand Café à la biennale de Venise
  2. commentaire Mark Lewis expose au Pavillon canadien lors de la Biennale de Venise. A cette occasion est montré un film co-produit par le Grand Café, le Van Abbemuseum (Pays-Bas), BRITDOCART (Royaume-Uni), la galerie serge le borgne (Paris), l’Office national du film du Canada et la Monte Clark Gallery (Canada). Entre fiction et documentaire, Backstory retrace l’histoire incroyable de la Rear projection, ce procédé technique qui permet de faire dérouler des décors derrière les acteurs des films d’Hollywood - d’Alfred Hitchcock à Sofia Coppola et de revenir sur les enjeux en terme de représentation introduits par ce procédé cinématographique. Comme avec Cinéma Museum montré dans l’exposition au Grand Café, Backstory est l’occasion pour Mark Lewis d’avancer dans son exploration d’une archéologie de la Modernité. Le film sera également montré à Saint-Nazaire à l’automne 2009.

LE LiFE + 

  1. Rencontres - Débats

    ARCHILiFE 010
    vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 avril 2010
  2. archilife
  3. commentaire Politique de l’architecture : recherches, expérimentations, débats

    À l’occasion de trois journées exceptionnelles conçues comme moment privilégié de rencontres, de discussions et de débats, ARCHILiFE 010 rassemble des personnalités provenues de contextes multiples, qui toutes travaillent à repenser de manière significative la question des pratiques architecturales pour notre temps.
    Prenant appui sur un ensemble d’interventions publiques - dialogues, séminaires, conférences - ARCHILiFE 010 entend ainsi contribuer aux interrogations que suscite aujourd’hui l’activité architecturale conçue comme mode d’investigation, d’intervention et de connaissance dans un contexte mondialisé.
    Propice au partage, ARCHILiFE 010 se présente comme un dispositif privilégiant l’échange d’idées, d’interrogations et d’analyses. Son ambition consiste à réunir les conditions favorables à un travail exigeant, y compris dans sa dimension spéculative ou théorique, en résonance avec la tradition des rencontres internationales qui a structuré l’histoire moderne et contemporaine de l’architecture. Chacune de ces trois journées prend en outre appui sur une série de questions qui visent à favoriser une dynamique féconde d’interlocution entre les personnalités réunies à cette occasion.

    Intervenants pressentis [sous réserve] : Vito ACCONCI, Marc ARMENGAUD, Pier Vittorio AURELI, Philippe BATAILLE, Stefano BOERI, Catherine DAVID, Corinne DISERENS, Keller EARSTERLING, Collectif EXYSZT, Didier FIUZA FAUSTINO, Françoise FROMONOT, Kersten GEERS, Dominique GONZALEZ-FOERSTER, Momoyo KAJIMA (Atelier Bow-Wow), Kieran LONG, Rafaël MAGROU, Geoff MANAUGH, Farshid MOUSSAVI, Hans-Ulrich OBRIST, Marti PERAN, Catherine PERRET, Doina PETRESCU, Philippe RAHM, François ROCHE, Dominique ROUILLARD, Nasrine SERAJI, Denise SOTT-BROWN, Brett STEELE, Philip URSPRUNG, Kai VÖCKLER, Enrique WALKER, Eyal & Ines WEIZMAN

    Commissaires invités : Gilles DELALEX et Fabrizio GALLANTI
    Direction artistique : Christophe WAVELET

LA GARENNE LEMOT + 

  1. Carte blanche à

    Dominique Abensour

    Le présent du passé 
    jusqu'au 20 juin 2010
  2. garenne-lemot-even
    David Tremlett, A Work for the Dormitory, 1985. Cliché : Adam Rzepka.
  3. commentaire Dans le cadre d’un partenariat établi entre le Département et le FRAC des Pays de la Loire, le domaine départemental de la Garenne Lemot accueille une nouvelle exposition qui confirme la volonté départementale de soutenir la création contemporaine.

    Cette année, le contenu et la conception du parcours de l’exposition sont nés d’une réflexion de Dominique Abensour, commissaire indépendante et critique d’art.
    En s’appuyant sur la collection du Frac des Pays de la Loire, Dominique Abensour a choisi de mettre en dialogue des oeuvres pour réfléchir à la question des relations qu’entretiennent les artistes avec le passé. Qu’ils acceptent ou en refusent l’héritage, les artistes se nourrissent de multiples références à travers lesquelles ils tissent des liens avec leurs prédécesseurs. Continuité, filiation, questionnement ou rupture, quelle que soit la nature de leur rapport au passé, celui-ci n’a jamais lieu qu’au présent. Ces retours sur les formes ou les événements du passé ne sont-ils pas une manière de construire et de cultiver le présent ?En son temps, François Fréderic Lemot donne une belle réponse à cette question avec une œuvre paysagère grandiose, réalisée sur les treize hectares du domaine départemental de la Garenne Lemot. En composant son jardin pittoresque à l’aube du XIXe siècle, le sculpteur, y célèbre la ruine médiévale et l’Antique, fasciné par l’Italie et emprunt de l’esprit du Siècle des Lumières. L’exposition trouve là sa source et son argument. Rêve d’artiste dédié à la création, le jardin tout entier participe de l’exposition en ouvrant un dialogue avec nos contemporains : quatorze artistes dont les œuvres sont issues de la collection du Frac des Pays de la Loire. 

    Artistes : Roy Arden, Michel Aubry, Pascal Convert, Braco Dimitrijevic, Andreas Fogarasi, Bertrand Lavier, David Maljkovic, Deimantas Narkevicius, Panamarenko, Martha Rosler, Joe Scanlan, Simon Starling, David Tremlett, Artur Zmijewski.Œuvres de la collection du Frac des Pays de la Loire.

LIEUX ALTERNATIFS + 

  1. John CORNU

    LA FONCTION OBLIQUE
    du 21 mai au 11 juillet 2010
    vernissage vendredi 21 mai à 19h
    HUB-Studio, Nantes (44)
  2. john-cornu
  3. commentaire Intitulée LA FONCTION OBLIQUE, l’intervention de John Cornu pour le Hub – un blockhaus situé au centre ville de Nantes aujourd’hui reconverti en studio d’enregistrement – consiste en une greffe ou une série de greffes architecturales.
    Sur l’une des faces du Bunker, l’artiste installe un nombre conséquent d’étais noires dites « étais tirant-poussant ». La hauteur et la croissance progressive des fixations sur l’édifice forme une pente ascendante ou descente et créée un jeu de perspectives. Cette oblique, si chère à Claude Parent et auquel le titre de l’oeuvre fait d’ailleurs directement référence, génère un mouvement, une suite de diagonales, de segments inclinés qui viennent s’opposer aux verticales et aux horizontales de ce monolithe de fer et de béton.

    Sur-place(s) #4 _ dans le cadre du cycle Modulation(s), sur une invitation de Manifestement Peint Vite et du Collectif HUB

    Renseignements pratiques :
    Installation visible tous les jours
    HUB-Studio, blockaus au niveau du 21, Bd de la Prairie au Duc, le long de la voie ferrée, 44200 Nantes
    Informations : mpvite@gmail.com, 06 50 97 97 84
  1. Scéance CONTRECHAMP

    Sergeï LOZNITSA

    PAYSAGE
    lundi 26 avril à 20h30
    le Cinématographe, Nantes (44)
  2. cinematographe-loznitsa
  3. commentaire Paysages, de Sergeï LOZNITSA, 2003, 1h

    Au moyen de lents panoramiques circulaires qui détaillent les reliefs hivernaux d’une petite ville russe, on s’approche d’un coin de rue où une foule aux visages expressifs attend le bus sous la neige. Il semble ainsi que le chemin cinématographique le plus court pour pénétrer droit au cœur des choses consiste à embrasser l’horizon dans un long mouvement tournant.

    «(…) Paysage, en revanche, est la tentative de ne travailler qu'avec une caméra en mouvement. En ce sens, c'est une nouvelle expérience. Le mouvement crée un autre style. On peut donner au spectateur des règles du jeu très claires dès le départ, qu'il va comprendre tout de suite. Mais si, au milieu du film, d'autres règles sont énoncées, alors il aura beaucoup plus de mal à les appréhender. Les dix premières minutes de Paysage existent pour donner ces règles.»
    «(…) Peu de gens considéraient le son comme un élément prépondérant de la dramaturgie. Or pour moi, c'est très important. J'ai besoin qu'il remplisse le film et, parfois, qu'il le dirige. Car le son joue avec l'imaginaire du spectateur. Il élargit l'espace, notamment quand on montre quelque chose où il ne se passe rien du tout. Dans ce cas, le son sert à transmettre un événement que le spectateur commence à imaginer.»
    Sergeï Loznitsa. Propos recueillis par Éric Vidal et Laurent Aït Benallah, 2005.

    Le Cinématographe, 12 bis rue des Carmélites, 44000 Nantes
  1. Adrien DUMONT

    DOUX
    du 1er au 8 mai 2010
    vernissage vendredi 30 avril à 18h30
    Halle Alstom, Nantes (44)
  2. adrien-dumont
  3. commentaire Dans cette exposition de sculptures les notions d'insalubrité, de ruine et d'échec se mêleront à celles de luxuriance et de plaisir... Comme si la communauté des objets feignait la mauvaise chute pour tendre à la délicatesse.

    Performance de Junko Hikita

    suite à une invitation de Pierre Yves HELOU

    Informations pratiques :
    - Atelier Desgrosbras, Halle Alstom, 42 rue de la Tour d'Auvergne, 44200 Nantes
    - contact et renseignements : adrianistique@gmail.com
    - ouverture : tous les jours de 14h à 18h
  1. Jeanne TZAUT

    HOTCHPOTCH
    jusqu'au 1er juin 2010
    DAF, Nantes (44)
  2. daf-even
  3. commentaire " A travers la déambulation je rencontre des situations et des éléments, produits et archétypes de nos occupations, qui sont à l’origine de ma production. Je parcours des territoires à la recherche de « moments », qu’ils soient insolites, rares ou insignifiants. Ce qui m’intéresse sont les différentes traces pensées ou improvisées qui s’y dressent, des marques représentatives d’une période donnée durant laquelle une situation a été crée pour une fonction précise, perceptible ou non. J’extrais des zones et des fragments de réalité en tentant de mixer un constat et une volonté de transformation. Je n’invente pas de formes mais réutilise et modifie des univers déjà existants en opérant des transferts, des détournements dans le désir d’activer/réactiver une scène.
    Je me sers principalement de la sculpture dans cette volonté de déplacer les données, cela me permet de créer de nouveaux espaces où sont mis en scène les éléments rencontrés et de les ramener à une nouvelle temporalité.
    En étant mises en relation avec d’autres éléments, en étant perturbées, ces constructions deviennent indépendantes, détachées de leur contexte, prêtes à amener de nouveaux fonctionnements et une nouvelle histoire. "
    Jeanne Tzaut

    Renseignements pratiques :
    DAF - 15, rue La Noue Bras de Fer - 44200 Nantes
    contact[at]projet-daf.net - Tel : 02 40 47 78 40
  1. P (comme palissades, parvis, projet...)

    Carole Douillard
    AGIR LE MONDE

    activation lundi 3 mai à 19h45
    proposition visible jusqu'au 26 mai 2010
    Onyx, St-Herblain (44)
  2. palissades-onyx
  3. commentaire Dans le cadre du projet artistique P comme palissades, parvis, projet...

    Carole Douillard est artiste performer. Après des études en design aux beaux-arts de Nantes sa "recherche s'est petit à petit dégagée de l'objet pour faire place au corps comme forme, outil de relation à l'espace et à l'autre". Ses actions s’approprient, “des représentations communes”, qu’elle remet en situation dans l’espace d’exposition, l’espace de représentation, en dialogue avec le contexte qu’elles habitent.Du corps individuel au corps social, du privé au public, du singulier au pluriel, les situations qu’elle propose, invitent les visiteurs, spectateurs à une confrontation sensible dans un aller et retour “entre celui qui fait et celui qui regarde”.
    Des dessins, photographies, vidéos, mots-actes prolongent ces situations de corps.  Elle propose pour Palissades un lexique (en 2 images)  de gestes,  entre signe, "manipulation " ou ébauche de mouvement.

    Renseignement pratiques :
    Onyx, 1 place Océane, Zone Atlantis, 44800 St-Herblain
    tel : 02 28 25 25 00,  www.onyx-culturel.org

    A suivre :
    - Miquel Mont
    activation jeudi 27 mai à 19h30
  1. Carine Parailloux

    dessins et peintures
    jusqu'au 15 mai 2010
    Apothème Architecture, Nantes (44)
  2. carine-parailloux
  3. commentaire Le travail de Carine Parailloux use d’outils simples : papier, encre, acrylique.
    L’image produite tend vers un équilibre engagé des contrastes acceptant peu les demi-teintes fabriquées, leur préférant les variations d’intensité.
    Sensible aux conversations de l’ombre et de la lumière sur l’espace édifié qui, pétrifié, ne peut que laisser faire et constater les modifications de son aspect, elle tente de capturer ces moments fragiles où apparaissent les images de destinations inexpérimentées.
    Des représentations urbaines où l’on devine un regard d’architecte qui sait la structure et les proportions, les volumes et les contraintes des matériaux et l’accident, l’insaisissable, la part imprenable du temps sur l’espace édifié, où l’ombre et la lumière cohabitent, se suivent, se cherchent... laissent place à l’autre, dessinent des motifs aux récits fugitifs.

    L’ombre et la lumière ne sont pas le noir et le blanc. Ensembles, ils ne peuvent créer le gris. Ces dessins tendent vers cet équilibre des contrastes: le noir sur le papier. Ainsi, chaque vue se dessine en un temps où nul retour n’est possible.

    En savoir + sur Carine Parailloux

    Renseignements pratiques : Apothème Architecture,14 rue Armand Brossard, Nantes (44)
    ouverture: du lundi au vendredi de 12h- 14h et 17h-19h, le weekend sur rendez vous : 06 22 94 31 90